L’espérance perdue

December 19, 2006

La voix du chagrin appelle
Si faible qu’on peut l’entendre d’ailleurs
Mais, il appelle
J’écoute
Je n’entends rien
Mais il est là-bas, il faut qu’il le soit
Sous la couche du silence faible qui diminue avec chaque éclatement de peine
J’écoute
Je n’entends rien
Les pores de ma peau deviennent des millions d’oreilles qui poursuivent son appel
Rien !
Je me bouche les oreilles
Je ramasse les morceaux de mon espérance brisée
Et voilà !
Que c’est clair !
Que c’est vif !
Sans l’espérance, tu n’as rien à vivre, à sentir ou à désirer
Pas même du chagrin et de la tristesse.

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